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    Qu'est-ce qui part et qui revient ?

    Le jour ou la nuit ? Les marées ? Les saisons ? Tout ça, on a l'habitude. Mais je ne me suis toujours pas fait une raison pour cette fichue neige de printemps. L'automne et l'hiver, je veux bien. Mais quand les beaux jours arrivent (ou devraient commencer) je ne supporte pas de voir mes fleurs souffrir.

    Il y a quelques jours, je vous montrais une bonne couche de poudreuse (enfin, pas trop poudreuse, car pelletée) sur mes iris de Hollande. Il n'y a pas eu de dégâts. Ouf !

     

    Tout a fondu gentiment, mes petites protégées ont réapparu, en bon état :

    Ça s'en va et ça revient

    Même que les hellébores essaient de faire monter leurs corolles vers le ciel, position normale pour ces fleurs.

     

    Hier matin, nouvelle inquiétude en constatant que les iris étaient pleins de glace :

    Ça s'en va et ça revient

    Normalement, les jolies gouttes, ça devrait être de la rosée ! J'ai touché : si, si, c'est dur comme des glaçons.

     

    Ça s'en va et ça revient

    J'ai aussi palpé la bourrache pour savoir si elle avait des fleurs en préparation. J'ai découvert qu'elle était entièrement gelée, toute raidie.

     

    Je suis allée voir mon ail des ours qui était sorti de terre : gelé lui aussi, figé comme le reste du jardin :

    Ça s'en va et ça revient

    Mais je suis hyper contente : ma plantation de l'an dernier est une réussite, je pourrai un jour m'en faire un pesto.

     

    Que disait la météo ? Qu'il risquait neiger beaucoup durant les deux jours à venir.

    Mais j'ai pris mes précautions :

    Ça s'en va et ça revient

    J'ai pensé que les fauteuils de jardin, à défaut d'être beaux, feraient une protection suffisante pour mes jonquilles qui sont en boutons.

                               

    Ça s'en va et ça revient

     

     

     J'ai été bien inspirée. Jugez par vous-même.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Tout allait bien, jusqu'à ce que l'Ours que je nomme Attila arrive, armé de sa pelle, pour dégager le passage.

    Ça s'en va et ça revient

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     Vous voyez ce qu'il a fait ? En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, il a balancé quelques kilos de neige SOUS mes fauteuils. J'ai hurlé à travers mes double-vitrages ! La faute à la capuche a-t-il dit pour se justifier.

    Je vous le répète : la vie est dure pour les jardinières des montagnes !

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    Incroyables comestibles

     

    Ma copinaute (copinette ?) québécoise Jasmine que je connais depuis plus de 7 ans par son blog "je suis au jardin" (vient de m'envoyer une vidéo de sa TV où elle explique comment cela se passe chez elle.

    Pour la petite histoire, je vous raconte comment j'ai connu Jasmine. J'ai découvert "la vie des blogs" grâce à Miaou. En ce temps-là, j'avais envie de rencontrer des jardiniers (ères) connaissant des hivers longs et enneigés comme les miens. Miaou avait lancé un appel, sans succès. Je m'étais alors mise à chercher moi-même, et je suis tombée dans le jardin de Jasmine. Pour les hivers difficiles, quoi de mieux que le Québec ?

    Jasmine et moi échangeons régulièrement des messages, voire des graines, mais nous n'avons pas encore réussi à nous rencontrer. Je suis allée au Québec, mais pas assez longtemps, et pas dans sa région. Elle devait venir en France avec son compagnon, mais elle a fait un bébé au moment où le voyage était prévu ! Pourtant, comme nous aimerions voir nos flores respectives dans nos natures si différentes !

    Incroyables comestibles

    Ci-dessus, un petit ouvrage (avant encadrement) réalisé pour un de ses anniversaires, à la demande de sa maman. J'y ai brodé ses pitchounets, qu'elle appelle "les mousses".

     

     Je reviens au sujet du jour. Je croyais avoir déjà parlé de ça, mais je ne retrouve rien dans mes archives. Alors, comme c'est le moment d'y penser, je vais vous dire tout ce que j'en sais.

    Tout a commencé à Todmorden, du côté de Manchester. En 2008, en pleine crise économique, des citoyens ont pensé que, au lieu de décorer leur ville avec des fleurs inutiles, il serait plus judicieux d'utiliser chaque coin de terre disponible pour y cultiver des plantes comestibles à l'usage des habitants, en libre accès. C'est ainsi que sont nés les "incredible edible" devenus "incroyables comestibles" dans les pays francophones.

    Le principe ? Vous cultivez (vous personnellement, ou un groupe d'habitants, ou une association, ou la municipalité) des espaces accessibles à tous (terre-pleins, jardinières, massifs, tout espace de terre disponible) avec des légumes, des aromatiques ou des fleurs comestibles. Vous mettez le panonceau explicatif, et voilà. Les gens qui passent se servent.

    Dans mon village, l'été dernier, la municipalité a mis des tomates, aubergines et fraisiers dans de grandes jardinières, ainsi que des aromates. Les passants ont  cueilli délicatement ce qui leur faisait plaisir, sans rien abimer. Je regrette juste que les choix n'aient pas été très judicieux, car les solanacées ne mûrissent pas bien dans notre montagne, mais surtout qu'ils aient mélangé le comestible et le toxique. La sauge ananas était bien tentante (personne à part moi ne la connaissait) mais elle voisinait avec les delphiniums, très jolis, mais aussi très toxiques. En 2016, j'espère que les jardinières à déguster ne contiendront que de bonnes cultures.

     Si vous voulez en savoir plus, allez voir sur le site français des incroyables comestibles.

    Ce mouvement n'a que huit ans, mais il se développe très vite. Racontez-moi si cela existe chez vous et, le cas échéant, comment vous y participez. C'est maintenant qu'il faut réfléchir à vos semis et plantations. Bon jardinage !

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    Ma fille est passée dans la ruelle, en contrebas de notre mur. Elle a vu ça :

    Pervenches

     

    Je suis descendue un moment plus tard, le temps s'était radouci, le soleil avait tourné, voilà ce qu'il restait :

    Pervenches

    On voit la neige sur le haut du mur, mais elle n'a pas tenu sur les côtés, malgré les aspérités et les plantes :

     

    Pervenches

     

    Les pervenches continuent, imperturbables, à arborer leurs jolies fleurs. Ça fait tout bizarre, car les passants sont tous en après-skis ou chaussures de ski : c'est l'hiver, tout de même !!!

     

    Pervenches

    C'est la fraise à neige qu'on passe ici, pas la tondeuse à gazon !

     

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    Nous avons eu, comme tout le monde, un automne interminable, ou ce que l'on a pris pour un printemps plus que précoce, un temps qui faisait qu'on ne savait plus où on habitait.

    Dimanche, après trois jours de pluie, le jardin était transformé en mare, la température était anormalement élevée, le ciel était bleu, tout (ou presque) commençait à fleurir.

    Changement d'ambiance

    Mes iris de Hollande ne fleurissent pas si tôt d'habitude, à cause de la neige. Les feuilles des hellébores sont rampantes car cette même neige les aplatit sur le sol et, hiver après hiver, elles n'arrivent pas à se redresser.

     

    Changement d'ambianceChangement d'ambiance

     

     

     

     

     

    Mes premiers crocus ont fait leur apparition dimanche.

     

     

     

     

     

    Dans l'après-midi, au moment où nos filles et petites filles arrivaient, la NEIGE tant attendue a fini par tomber.

    Changement d'ambiance

    Les premiers flocons ont fait des pointillés sur la bourrache : c'est la première fois que gelées d'automne ne la grillent pas complètement dès le mois de novembre. C'est très drôle de voir encore tout ce feuillage.

     

    Changement d'ambiance

     

    Il a neigé jusqu'à ce matin. Malgré les fréquents passages de la pelle hier, il a encore fallu dégager le passage pour aller à la bibliothèque.

     

    Je le sentais bien que ce grand portail allait nous embêter cet hiver !

     

     

     

     

     

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    Les crocus sont maintenant là dessous.

     

    Changement d'ambiance

    Hellébores, iris et perce-neige sont là, sous cette masse bien compactée. Je sais, c'est trop près du passage, et nous sommes bien obligés de dégager un chemin.

     

    Changement d'ambiance

     

     

    Mes perce-neige avaient fait une tentative de sortie il y a quelques jours. Je ne sais pas si je les reverrai cet hiver.

     

     

     

     

     

     

    Changement d'ambiance

     

    La véranda est cachée sous un bon molleton.

     

    Rassurez-vous, la neige glisse sur le verre, et la lumière est revenue dans notre pièce préférée :

    Changement d'ambiance

    Ce soir, après une superbe journée, les nuages sont revenus. Nous avons pu voir quelques points lumineux sur les sommets :

    Changement d'ambiance

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    PS juste pour quelqu'un qui doit regarder ici pour savoir où j'habite : des photos de notre appartement à louer.

     

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    J'ai, paraît-il, des doigts de fée. Mais pas des méninges de bricoleuse.

    Je pourrais me contenter de surfiler et faire mes ourlets à la main, et de décorer avec des broderies à l'aiguille.

    Au lieu de rester sage, j'ai estimé qu'il ne me suffisait pas de posséder une simple machine à coudre, comme tout le monde :

     

    Mes usines ... à gaz ou à tortures mentales...

     

     

    Mes usines ... à gaz ou à tortures mentales...

     Il y a une vingtaine d'années j'ai voulu celle-là en plus.

     Il m'avait fallu pas mal de temps pour la dompter et l'enfiler sans prise de tête.

    C'est tellement génial de couper et surfiler en un seul passage. Les intérieurs de mes ouvrages sont impeccables.

     

     

     

     

     Cette année je viens d'acheter encore ça :

     

    Mes usines ... à gaz ou à tortures mentales...

     

    C'est d'un compliqué !!!

     

    Mes usines ... à gaz ou à tortures mentales...

     

    J'en suis à deux après-midi pour suivre les méandres des parcours de tous ses fils : trois boucleurs (je ne connaissais même pas ce mot il y a trois semaines, mon correcteur d'orthographe non plus, car il me le souligne en rouge), et la place pour cinq aiguilles verticales (qu'on n'utilise jamais toutes ensemble, heureusement).

     

    Mes usines ... à gaz ou à tortures mentales...Mes usines ... à gaz ou à tortures mentales...

     

     

     

     

     

     

    Avec cette surjeteuse-raseuse-recouvreuse, on peut couper/surjeter ou faire des ourlets et des applications en cousant sans couper. Mais pour en arriver là, il faut apprendre à changer l'enfilage, mettre ou neutraliser les couteaux, respecter des tas de consignes. Il y a 25 points possibles, et donc autant de possibilités d'enfilage...

    Je vous ai caché les marques pour ne faire ni pub ni contre-pub. Mes machines sont normales mais mon cerveau a des lacunes pour certaines fonctions (comme avec l'informatique).

    Mes usines ... à gaz ou à tortures mentales...

    C'est-y pas beau ce zigzag bordé d'une chaînette ?

     

    Mes usines ... à gaz ou à tortures mentales...

    L'avantage de ce point-là, c'est qu'un seul passage suffit pour coudre solidement ( ce qui est marron), couper et surfiler. je viens d'assembler les morceaux d'un bermuda taillé l'été dernier. Le carrefour des deux jambes à l'entrejambe est nickel.

     

    La suite à un prochain numéro... Je vais attaquer de la vraie couture pour mon aînée qui veut que je lui reproduise des robes d'été pour les beaux jours.

    Je vais d'abord m'exercer et faire des gammes.

     

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