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    Rien de bien original à vous dire durant cette nuit : je vous adresse tout simplement mes vœux les plus sincères pour 2016.

    Je les accompagne de mes premières fleurs de l'année, vues il y a quelques heures seulement, le 31 décembre, à 1250 m d'altitude !

    Tous mes voeux

    N'agrandissez surtout pas pour mieux voir : mes photos sont les plus moches que j'aie jamais faites. Mais j'ai des circonstances atténuantes. Après des semaines de beau temps doux qui a fait refleurir le jardin, aujourd'hui, c'était comme ça :

     

    Tous mes voeux

     

    Mais cela ne nous a pas empêchés de profiter du spectacle de la compagnie Akouma que j'aime tant :

     

    Tous mes voeux

    Encore une fois, c'était magique. Il nous manquait juste la neige qui donnait une si belle ambiance l'an dernier. Des moments pareils, ça fait du bien dans ce monde plein de drames. Ils viennent deux fois par an, le spectacle n'est jamais identique, c'est toujours un enchantement.

    L'Ours et moi sommes de retour auprès de notre feu de bois. Nous n'en demandons pas plus pour être bien.

    Je vous souhaite de pouvoir profiter au maximum de tous les petits bonheurs de la vie. Pour positiver, préparez votre bocal (relisez ici où j'explique). Je vous assure que, si vous faites un petit papier chaque fois que vous vivez un moment agréable, vous prendrez un grand plaisir à relire ce qui n'est parfois qu'un gribouillis, mais cela vous replonge dans les bons souvenirs.

     

    Merci à vous tous, mes gentils lecteurs, merci à mes fidèles abonnés, merci aux nouveaux. Je vais essayer de vous être agréable et de vous faire partager de bons moments.

     

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    Planisphère

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Une de mes petites-filles, qui ne me demande jamais rien, a émis le vœu d'avoir une carte du monde en patchwork sur un drap beige. Ne trouvant rien de convenable sur Internet, j'ai, vous vous en doutez, beaucoup cogité.

    J'ai eu la chance de trouver, dans un vieil atlas, une carte satisfaisante : un mètre de large, pile la moitié de ce qu'il me fallait.

     

    Planisphère

     

    J'ai agrandi, tant bien que mal, chaque continent sur des papiers de soie, pour avoir une idée des dimensions.

    J'ai fouillé, encore une fois, dans mes tissus. Après en avoir rassemblé une centaine de sortes, j'ai découpé dans chacun d'eux 4 carrés de 6,5 cm de côté. J'ai fait 4 tas, un par continent pour bien répartir les motifs. Et, en avant ! (photo perdue, pourtant, tous ces petits carrés, c'était bien mignon)

     

    J'avais pensé faire l'Afrique aux couleurs rasta, l'Asie dans le jaune, j'hésitais pour l'Amérique, et je me suis dit que c'était du racisme et que je n'avais pas les tissus nécessaires. Donc, tous les continents auraient le même mélange :

    Planisphère

     

    Avec les patrons par dessus, on comprend mieux où je voulais en venir. Seul le Groenland se distingue : il est tout vert.

     

    Planisphère

     

    Planisphère

    J'ai été obligée de changer la botte de l'Italie, car elle tombait sur trois tissus, et c'était ingérable. La France m'a bien embêtée avec son Cotentin et son Finistère. Autant j'adore ces régions, autant elles ont été difficiles à réaliser.

     

     Les zones pleines d'îles ont été réalisées avec un tissu beige orné de chaussures (mer des Caraïbes et entre Amérique du Nord et Groenland). Je n'ai pas fait l'Océanie. Je la rajouterai si l’œuvre me revient, ainsi que Corse/Sardaigne et Madagascar. Il faudrait que je brode les contours ovales de la carte, mais pas l'équateur, car j'ai mal positionné mes continents, ce qui fait que les deux hémisphères seraient séparées par une ligne brisée.... j'avais juste oublié ce détail !

     

    Planisphère Malgré les cours d'appliqué qui m'ont été dispensés par Marykrys et Catherine de l'Aiguillée d'Ovalie, je n'ai pas eu le courage de prendre l'aiguille.

     Ma machine a fait un très joli zigzag qui ne se voit pas du tout de loin.

    Ma petite-fille m'a dit que c'est exactement ce qu'elle voulait, et comme elle ne croyait pas l'avoir pour Noël, elle est doublement satisfaite.

     

     

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     Me voilà revenue de mon Noël près de l'océan. Je vous montre ici quelques chose qui arrive trop tard pour cette année, j'essaierai de vous en reparler en automne 2016.

    Quand j'écris pères Noël dans mon titre, ce n'est pas pour vous parler de l'atelier du bonhomme en rouge, mais du nôtre.

    Qu'avons nous fait avec ces bouts de bois ?

    Atelier des Péres Noël

     

    Vous avez vu récemment les sapins, voilà maintenant les pères Noël.

    J'avais repéré ce modèle partout en Alsace il y a pas mal d'années. Grâce à notre stock de bois de toutes les tailles, j'ai demandé à l'Ours de m'aider. Il lui a suffi d'utiliser sa scie à onglet pour couper tous les bouts de bois bien comme il faut (moi, les scies, à part pour tailler mes lilas et seringats, ce n'est pas mon truc ).

     

    Atelier des Péres Noël

    Un coup de peinture rouge pour la capuche.

     

    Atelier des Péres Noël

    Un peu de blanc pour la fourrure et la barbe.

     

    Atelier des Pères Noël

     

     

     

    Quelques points ou traits de feutre, et voilà.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Atelier des Pères Noël

    Une vue, prise en vitesse, de la table de Noël. Pour l'essentiel, il s'agit de ce qui avait été chiné pour le mariage de Titi chéri et Malicette : draps anciens en guise de nappes blanches, assiettes dépareillées, vieille argenterie. J'ai ressorti un petit patch datant d'au moins 25 ans, et nous avons fait un tabac avec nos Pères Noël éparpillés sur la table.

     

     

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    Sapins de Noël

     

    Pas de neige, mais la douceur du temps a favorisé la pousse de drôles de plantes dans mon jardin. Il y a deux ans, c'était une sapinière en tissus. Cette année c'est l'Ours qui a œuvré. Depuis quelques années, je voyais partout ce genre de sapin en branches ou planchettes, ça me paraissait facile pour un bricoleur. Surtout que, cette année, nous avons plein de branches sèches.

     

    Sapins de Noël

     

    Mon bricoleur maison a commencé par grogner (il mérite bien son surnom ) en disant "comment, comment grands, comment ça tient, pour faire quoi ????" ). J'ai à peine eu le temps de regarder une page sur Internet pour lui montrer, il est parti dans la grange.  Je le croyais occupé à autre chose, et il est revenu avec tout ça :

     

    Sapins de Noël

     

    Sapins de Noël

    À cause de ce temps qui ne ressemble pas à l'hiver, nous allons faire notre Noël à la mer, et nos sapins iront au pays des pins des Landes.

     

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    Quand j'habitais Bordeaux, j'allais parfois dans les Pyrénées, et j'avais un mal fou à me souvenir des noms des vallées dans l'ordre. À force d'accompagner nos marcheurs sur le GR10, je vais finir par toutes les connaître par cœur.

    En octobre, nous avons retrouvé le chemin où nous nous étions arrêtés en juin : au pont de Goua près de Gabas, en vallée d'Ossau. Pour moi, ce n'était au Pont de Goua mais "au fond des bois" car on y accède par un chemin presque invisible depuis la route, caché dans la forêt, et complètement défoncé. En juin, nous avions failli ne pas le trouver.

    D'Ossau en Azun en octobre

    Nous allons d'ouest en est, par la montagne pour les hommes, par les routes pour les filles.

     

    C'était il y a plus de deux mois, et j'ai pris du plaisir à me replonger dans mes photos d'automne. C'est plus agréable que mon hiver actuel : nous n'avons plus les jolies couleurs, et la neige n'est pas vraiment arrivée.

     Pendant ces quelques jours, le ciel était très moyen, et nous nous demandions le temps qu'il faisait sur le chemin, car nous étions souvent dans ou sous les nuages.

    En voiture, nous sommes passés et repassés par Laruns, une agréable petite ville au pied de la route de l'Aubisque. Il faut savoir partager la route, car là-bas on rencontre autant de troupeaux que chez moi :

     

    D'Aspe en Azun en octobre

    Nous avons aussi traversé les Eaux-chaudes et les Eaux-bonnes : vous avez deviné que ce sont des stations thermales. C'était un peu triste en cette fin de saison, mais j'imagine que ce sont de petits paradis en été.

     

    La première étape des marcheurs finissait à Gourette.

    D'Aspe en Azun en octobre

    Derrière nous, les couleurs d'automne et des râteliers à neige.

     

    D'Aspe en Azun en octobre

    Vous voyez la folie humaine ? On crée de toutes pièces une station de ski dans un site avalancheux, et ensuite on est obligé de la protéger.

    La marche de nos hommes fut beaucoup plus longue que prévue, nous avons eu tout loisir pour regarder les nuages, et parfois quelques sommets. Nous avons attendu jusqu'à la tombée de la nuit, et la température a baissé jusqu'à 6°. Il n'y avait pas âme qui vive, pas un bistrot ouvert, et le temps nous a semblé bien bien long :

    D'Aspe en Azun en octobre

     

    D'Aspe en Azun en octobre

     

    Un jour, nous sommes allées jusqu'à Oloron Sainte Marie. J'ai eu la surprise de me retrouver, par hasard, devant l'église et le presbytère où j'avais passé une journée lors du tournage de "Désobéir" .

    Vallée d'Aspe

    La rue un jour normal d'automne 2015, ci-dessous la même "maquillée" façon juin 1940.

    Vallée d'Aspe

     

    L'église, qui nous servit de garde-manger le jour du tournage, s'appelle  Sainte-Croix et elle mérite d'être visitée :

    D'Aspe en Azun en octobre

    J'ai vu là un beau motif de patchwork !

     

    D'Aspe en Azun en octobre

    La coupole d'inspiration mozárabe.

     

    D'Aspe vers Azun en octobre

    De riches décors et des vitraux.

     Il a fallu quitter le Béarn et franchir le col d'Aubisque. Alors là, c'est de la montagne ! Route réglementée, étroite, impossible de s'arrêter, et de plus dans les nuages et le brouillard. Au col, il y avait plein de chasseurs qui attendaient les palombes.

    Nous ne voyions même pas les postes de tir, nous entendions seulement les cris des oiseaux et ceux de déception (qui nous réjouissaient) des hommes :

     

    D'Aspe vers Azun en octobre

     

    Les chasseurs ne pouvaient pas tirer car ils voyaient ça :

    D'Aspe vers Azun en octobre

     

    En descendant l'Aubisque, croisement avec la vallée de Ferrières, et on quitte l'Aquitaine. Montée vers le col du Soulor.

    D'Aspe vers Azun en octobre

     

    Et arrivée à Arrens-Marsous dans le Val d'Azun.

    D'Aspe vers Azun en octobre

     Il y a beaucoup à dire sur le Val d'Azun. On verra ça un peu mieux à la prochaine étape. Juin 2016 ? Ça dépendra du temps, car si il reste trop de neige, certains passages du GR10 ne seront pas praticables. Jamais contents ces humains du XXIème siècle : il leur faut la neige juste où il faut, juste au moment où ils veulent !

     

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