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    Il y a quelques jours, je vous parlais de plantes, et NiniDS a commenté : "Dame nature a de ces fantaisies". Je peux vous assurer que les humains ne sont pas mal non plus.

    Il était une fois, dans mon établissement thermal, une porte fort abîmée par l’atmosphère humide dans laquelle elle vivait. Les hommes décidèrent donc de la remplacer par une toute neuve bien solide :

     

    Problèmes de WC

     

     

    Elle est belle, propre et elle résiste à l'eau : c'est la moindre des choses pour une porte d'EXTÉRIEUR, bien qu'elle soit à l'intérieur.

     

     

    Dommage pour les curistes, les portes d'extérieur se ferment de l'extérieur avec une clé (indispensable n'est-ce pas que des toilettes se ferment à clé de l'extérieur, au cas où on reviendrait la nuit pour voler quelque chose), et à l'intérieur avec ça :

     

    Problèmes de WC

     

     

    Le vendeur de portes et l'acheteur local ont oublié de penser aux utilisateurs, qui sont la plupart du temps des utilisatrices (ben, oui, c'est qui les pisseuses ?), avec souvent des douleurs dans les mains et les poignets. Pour ma part, je n'ai pas de soucis avec ces derniers (mes genoux me suffisent) mais je peste à chaque fois. Je me demande comment font les petites mamies sans force pour soulever la poignée jusqu'au clac d'une main, et tourner le bitoniau de l'autre main.

    La première fois, il a fallu que je demande au personnel comment on fermait cette porte, tellement ce système est incongru à cet endroit-là. 

     

     Ce handicap de porte ne suffisant pas, un autre bon vendeur a équipé tout le bâtiment avec ces engins :

     

     Problèmes de WC

     

     

     

     

     

    Jolis, modernes, certes. MAIS imaginez les mêmes pisseuses, avec leurs maillots une pièce mouillés, et donc les mains mouillées, essayer d'attraper le papier "du génie". Il n'est pas étanche, lui, puisque fait pour éponger. Donc...il se désagrège. On se retrouve avec des miettes dans les doigts, et le reste du rouleau est prisonnier, impossible d'y accéder sans la clé  Et la pisseuse de se demander comment faire.

    Celui-là était en état de marche, je n'ai pas osé y poser une main mouillée pour vous faire la photo. J'ai pensé à la prochaine pisseuse !

    Problèmes de WC

    Vous trouvez ça pratique ces espèces de trucs tirebouchonnés ?

    Mais ici, une violente s'est agacée, et a cassé le machin :

     

    Problèmes de WC

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Au moins, on peut attraper le papier, bien que le fabricant ne l'aie pas conçu pour un tel fonctionnement.

     

    Mais, ça n'est pas tout. Derrière la porte dont je vous parlais au début, ils ont refait la déco. Beau carrelage mural. Ça fait plaisir ces couleurs gaies !

    Problèmes de WC

     

     Sauf que...les mecs, qui ne vont jamais dans ce petit coin, à part pour y bricoler, ont placé le distributeur de PQ à droite, du côté où l'on entre, ce qui fait qu'on a toutes les peines du monde à s'y faufiler, et c'est encore pire pour ressortir ! Et je ne suis pas la plus grosse, ni la plus handicapée.

     

    Je n'ai pas pu me photographier, et j'essaie d'être discrète pour ne pas fâcher le Directeur. Alors, vous imaginez quelqu'un dans un grand peignoir blanc, avec un sac qui l'encombre, coincé entre la porte et la cuvette. Surtout que, en entrant ça preeeesse...

     

     Alors que j'étais engluée dans l'argile (pour ça, on est dans une cabine individuelle, mais avec de simples cloisons qui ne vont ni jusqu'en haut, ni jusqu'en bas) en train de récapituler dans ma tête tous les handicaps groupés au même endroit, je fus prise d'un grand fou rire "à voix haute". Aussi bien que le yoga du rire, sauf que je risquais de passer pour une folle ! On n'a pas le droit de rire si fort n'importe où dans notre civilisation.

    Je vous souhaite un bon dimanche.

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     Testé et approuvé

     

    Que puis-je bien faire avec ça, à part bien ranger mes papiers ?

    Depuis que je jardine en montagne, avec ma cervelle de moineau (ou de poisson rouge) je suis obligée de mettre des "marque-place" à toutes mes plantes. Sinon, au printemps, je ne reconnais plus rien, et j'ai tout oublié. C'est ainsi que parfois, je me bagarre avec une racine en désherbant...jusqu'au moment où je me souviens qu'il y avait quelque chose à cet endroit-là.

    J'ai un problème technique : RIEN de ce qui se vend dans le commerce -souvent fort cher- ne résiste au poids de la neige. Et pourtant j'en ai essayé des sortes d'étiquettes !!! Des blanches qui se cassaient, des jaunes qui se tordaient, des élégantes en ardoise sur un piquet en bambou (qui ne passaient pas un seul hiver), des en bois (qui pourrissaient) , et des que j'ai oubliées. Les plus solides ont été des morceaux d'ardoise du toit avec des écritures au feutre argent. Mais elles se couchaient et finissaient par s'émietter.

    Un jour Zeph (qui n'écrit hélas plus très souvent sur son blog) m'a envoyé des bébés de ses plantes. Ses étiquettes ont résisté à l'hiver. Elles avaient un petit air de fait-maison.Je me suis dit que des intercalaires pouvaient convenir.

    À l'automne dernier, j'ai essayé, et ça a marché. Nickel !

    Au printemps on ne voyait que ça :

    Testé et approuvé

    Du néant et des étiquettes toutes guillerettes. Les écritures au crayon à papier résistent à tout.

    Je vous raconte ça aujourd'hui, car c'est le moment des trocs de plantes, des cadeaux et des plantations nouvelles.

     

    Testé et approuvé

     

    Je vais dorénavant offrir des petits pots bien étiquetés, c'est plus chic que des noms écrits au feutre sur le papier journal que j'utilise habituellement pour emballer les plantes.

     

     

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    Le 16 mai, j'ai vu ça :

     

    Hiver persistant

    Mon lilas blanc, et dans le coin en haut à gauche, on distingue qu'il a neigé sur les hauteurs.

     

    Hiver persistant

    Là, on voit un peu mieux.

     

    Le 18 mai, j'ai essayé de vous montrer ce qu'il restait de la neige de l'hiver sur les crêtes. Ma photo étant peu probante, je l'ai gardée. Mais aujourd'hui, je vous explique quand même :

    Hiver persistant

     

    Le soleil du matin ne m'était pas favorable. On devine juste quelques traits blancs tout en haut, sur la droite et sur la gauche. Il y a aussi des restes de neige dans les râteliers (qui sont là pour ça, ce sont nos paravalanches) mais on ne les voit pas. J'aurais dû refaire mes photos à une autre heure, mais cure, kiné, flemme, etc... je n'ai pas fait.

    Presque la même aujourd'hui :

    Hiver persistant

     

    Ci-dessous, une vue de l'endroit où je vois "couler" les moutons. Je les entends parfois, et ils font toujours le même mouvement. Ils partent de la gauche, descendent au fond du vallon et remontent vers la droite.  Mais, avec la lumière de ce matin-là, on les distingue à peine. Et aujourd'hui, vous voyez quoi ?

     

    Hiver persistantHiver persistant

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

           18 mai 2015                                               21 mai 2015     

     

    Positivons : malgré mon titre pessimiste, il faut constater que le printemps est bien arrivé, que les mélèzes ont reverdi, et que tout pousse, même dans ma montagne. Et, chance, il n'a pas neigé sur mes jonquilles ni sur aucune de mes fleurs. Chutes annoncées demain à 1300 m ? M'en moque, suis à 1250 !!! Pourvu que les prévisions soient exactes !

    Tout à l'heure, nous sommes allés faire un tour en voiture car l'Ours voulait que je voie comme la montagne est belle.

    Voilà donc la limite pluie/neige :

    Hiver persistant

    À droite, un champ de neige, au centre un champ de moutons.

    Pour le moment, les troupeaux sont à l'étage intermédiaire, car il y a encore des risques plus haut :

     

    Hiver persistant

    Photo prise par l'Ours ce matin

     

    Je pars aux Thermes, et je vous parle plus tard des plantes et de la neige.

    Bonne journée

     

     

                                      

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    Aujourd'hui, je vous présente une petite herbe de la famille des gaillets, ou caille-lait. En français, elle s'appelle aspérule odorante.

    Je n'avais jamais remarqué ce joli couvre-sol avant d'habiter ici. Elle est mignonne, toute douce, et fleurit joliment en mai, en tout début de saison. Son type de feuilles a un joli nom : elles sont verticillées, ou en verticilles. On dit cela des feuilles qui sont regroupées autour de la tige.

     

    Myrrhis odorata

     

    Elle pousse au bord du chemin, dans le premier virage en sortant du jardin. Mais, elle s'est associée aux orties, et on se pique les doigts ! J'ai essayé les gants roses pour la vaisselle, mais ils rendent les doigts malhabiles.

    Quand je ramassais l'aspérule avec ma copine, tous les curistes qui passaient par là nous demandaient ce qu'on faisait. J'ai donc essayé d'en importer au jardin.

    Je l'avais installée au fond d'une plate-bande, contre le mur, à l'ombre. L'été dernier, nous avons agrandi la surface plantée, et l'Ours a rapporté de la terre pour que je puisse ajouter une épine vinette, une heuchère, un hydrangea et un saule crevette. Je comptais semer quelques annuelles au premier plan. Je n'ai pas eu le temps, l'aspérule a tout colonisé en quelques mois :

     

    Myrrhis odorata

     

    Elle se cueille en fleurs, voilà une partie de ma récolte :

     

    Myrrhis odorata

     

    Quelques jours après, séchée, elle est moins jolie, mais beaucoup plus odorante.

    Myrrhis odorata

    Il paraît que les allemands adorent ça et en font du "vin de mai". Elle sert à parfumer les armoire ou à faire des infusions du soir pour mieux dormir.

     

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    En juin dernier, je m'étais acheté un épimedium. Je ne connaissais cette plante qu'en photos, et la mienne était déjà fanée au moment de l'achat.

    Elle a fort bien supporté l'hiver, et s'est mise à pousser dès que la neige a disparu. Je la trouvais curieuse, car je n'avais pas remarqué la couleur de son feuillage. Je le trouvais très foncé.

    Puis elle s'est mise à fleurir. C'était de plus en plus étrange, car les fleurs étaient très proches des feuilles et ressemblaient à des violettes, alors que je croyais qu'elles montaient assez haut au dessus du feuillage.

    Drôle de plante

    Il y avait d'autres feuilles (différentes des premières) qui sortaient du centre de la touffe.

    Et d'autres fleurs qui se détachaient de ce nouveau feuillage. J'avais l'impression de voir naître des poupées russes. Une recherche sur le net ne m'a pas été très utile. Je n'ai trouvé nulle part que cette plante avait plusieurs facettes.

    Hier matin, je suis allée à Argelès-Gazost pour le marché aux fleurs, et j'ai interrogé mon producteur. Il n'a pas semblé étonné et m'a dit qu'il avait chez lui des violas que se ressemaient partout partout, et qu'il me suffisait de les arracher.

     

    Drôle de plante

    J'ai fait ça en douceur, pas à la pince à épiler, mais presque. Il y en avait tout autour, comme s'il s'était agi d'une vraie plante.

    Mon épimedium est maintenant un peu nu du pied, mais il doit mieux respirer, et je vois enfin à quoi il ressemble.

     

    Et voilà une belle récolte de violas labradoricas, si j'ai bien retenu leur origine :

    Drôle de plante

     

    Drôle de plante

    J'ai fait quelques pots que je vais garder dans un coin pour récupérer des graines.

     

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