• Pendant quelques jours, les orages ont fini par aller voir ailleurs.

    Jeudi, tout le village ainsi que ses invités (voisins et curistes) a pu profiter d'une belle soirée en plein air.

     

    Mise en place des tables par les bénévoles du village et quelques ouvriers des entreprises qui œuvrent chez nous depuis un an. Sur fond de pelles mécaniques en action,

    Il fait beau

     

     

    Une petite mousse bien méritée, en attendant la foule, car on attend à peu près 250 personnes, et on a bien travaillé :

    Il fait beau

     

    Nous avons assisté à la projection d'un film expliquant les causes de la crue, et montrant des images prises pendant et après.

    On comprend bien que si on n'avait pas construit près des  torrents, il y aurait eu moins de dégâts. Mais, dans nos montagnes, les terrains à peu près plats sont réservés aux pâturages, et les routes sont dans les fonds de vallées : dans le temps, on ne faisait pas de viaducs ni de tunnels. Il existe hélas des crues dites centennales, et dévastatrices.

     

    Ensuite, petit concert de l'Orphéon de Luz, dans des conditions originales : à l'extérieur, sur le balcon, car il y avait trop de monde pour loger dans la salle. L’acoustique n'était pas terrible, mais on adore ce groupe, alors on a tout de même apprécié :

    Il fait beau

                                                                           Le mot du maire

     

    Après, plus de photos, mais buffet bien garni, buvette libre d'accès, chouette ambiance, sono sympa : tous les ingrédients pour passer une bonne soirée, et se dire que ça fait chaud au cœur de vivre de tels moments juste un an après. Et ça a fini très tard dans la nuit.

     

    Et je pars pour quelques jours au Pays Basque.

     

     

     

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  • J'aimerais bien les collectionner, tant je les aime. Mais leur période de floraison est courte et après, ce n'est pas vraiment joli joli.

    Les premiers arrivés ici m'ont été donnés par une collègue de travail :

    Mes iris

    Premiers arrivés au jardin, et aussi premiers fleuris chaque année. Ils ne sont pas très hauts, et fleurissent tous en même temps, de belles fleurs bien ventrues, d'un joli jaune doux, du plus bel effet.

     

    Puis, j'ai reçu d'une amie de ma famille, ceux-ci. Très classiques, et très hauts : le contraste par rapport aux jaunes de dessus !

    Mes iris

     

     

    Les suivants viennent de chez les voisins de mes parents :

    Mes iris

    Ce sont les premiers bicolores que j'ai eus. Chaque année, je m'étonne de la délicatesse de leurs coloris.

     

    Puis, le virus m'ayant atteinte, d'autres sont arrivés. Achats au hasard, ou cadeaux après dédoublage d'amis ou de la famille :

    Mes iris

    Tout un camaïeu de violets, du plus pâle au plus vif.

     

     

    Et des bicolores :

    Mes iris

     

     

    Et des roses :

    Mes iris

     

     

    Et un blanc :

    Mes iris

     

     

    Et le rouge et le noir dont j'ai déjà parlé.

    Je m'extasie, mais ce n'est RIEN par rapport à ça :

    Mes iris

    Mes iris

    Mes iris

     

    Photos prises chez Iris Cayeux, dans leur plantation du Loiret, un soir vers 18 h 30. Photos faites à toute vitesse, car l'heure de la fermeture était passée. Ils ne vendaient pas à ce moment-là, on ne pouvait que regarder, et circuler librement parmi les carrés. Extraordinaire moisson de photos avec les noms de chaque variété. Voilà un aperçu :

     

    Mes iris

     

    Je n'avais pas assez de mes deux yeux pour tout regarder, ni de mes deux jambes pour aller partout ! Si vous avez l'occasion, allez visiter un producteur d'iris en mai.

    Ça fait rêver ...

     

     

     

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  •  

    Bonsoir, il fait nuit, et c'est dans le noir que je vais vous parler d'un petit nouveau dans mon jardin :

     

    Désiré

    Son rhizome est arrivé chez moi par la poste. Et il venait de chez une copine de lycée... Sans nouvelles l'une de l'autre depuis 46 ans !!!! Je la cherchais en vain depuis un an. Et voilà qu'elle s'inscrit sur un site que je ne consulte plus. J'ai eu l'occasion d'aller dans sa ville, et tout s'est merveilleusement bien passé. Et nous partageons la même fibre jardinière.

    Il y a 2 ans, elle m'a envoyé un colis qui contenait 2 sortes d'iris et des graines.

     

    Le premier iris m'a offert une tige de fleurs l'an dernier (mais rien cette année) :

     

    Désiré

    Photo floue, je ne bloguais pas en ce temps-là, la qualité de mes photos était très approximative, mais la couleur est assez juste.

     

     

    Et cette année, l'iris noir s'est enfin décidé à honorer mon jardin de sa floraison spectaculaire:

     

    Désiré

    Désiré

     

    Je n'aurais pas eu l'idée de m'acheter cet iris, persuadée que mon jardin a besoin de couleurs claires et lumineuses. Et pourtant, qu'est-ce qu'il fait un bel effet ! Je l'ai mis à un endroit visible de presque partout, et il fait le beau dès que quelqu'un passe près de lui.

     

    Je peux vous assurer que sa première fleur a été abondamment photographiée.

     

    Désiré

     

    Pourvu qu'il prenne ses aises comme les autres, et que, prochainement il forme une belle touffe ! Pour le moment, il se contente de plusieurs fleurs en même temps sur sa seule tige.

     

    Zut, zut, zut : je m'aperçois que je n'ai que LA première fleur. Obligée d'attendre demain pour finir. À moins que le flash ...

     

    Désiré

     

     

     

    Quels progrès : j'ai réussi un exploit pendant que l'Ours regarde France-Suisse !

     

     

     

    Un autre jour, je vous montrerai mes autres iris.

     

    Et une autre année je saurai faire des macros, indispensables pour bien montrer les barbes multicolores de ces superbes fleurs.

     

     

     

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  •  

    l'an dernier, 18 et 19 juin 2013, notre vallée connaissait LA catastrophe.

    Elle était prévisible, dans la mesure où nous cumulions tous les ingrédients :

    - un hiver beaucoup trop enneigé

    - un printemps tardif

    - un mois de mai très froid, pluvieux et neigeux

    - un radoucissement subit accompagné de pluies et d'orages.

    Toute la neige accumulée s'est mise à fondre d'un coup, et les torrents n'étaient pas assez larges pour écouler ces énormes flux :

    Un an après

    Torrent en furie emportant la neige et tous les arbres poussant au bord.

     

    Un an aprèsUn an après

     

     

     

     

     

     

    mardi 18 juin

     

    Un an aprèsUn an après

     

     

     

     

     

     

     

    Mercredi 19 juin

     

    Un an aprèsUn an après

     

     

     

     

     

     

     

     

    Et enfin, à notre retour au village, le 24 juin.

    Colonne de gauche, la maison forestière.

    Colonne de droite, deux grands chalets que tout le monde pensait à l'abri ... Certaines de ces photos ont été prises en roulant.

    Depuis la crue, ces maisons ont été entièrement démolies.

     

    Dans le village, une des routes principales partait au torrent dès le mardi :

    Un an après

    Un an après

    Le même endroit quelques jours plus tard : le torrent s'est carrément installé à la place de la route (il faut dire que, quelques dizaines d'années auparavant, on l'avait un peu "poussé" pour améliorer la circulation dans la rue centrale)

     Le mardi soir, tout un côté du village ayant été évacué, nous avons hébergé des gens chez nous, loin des flots et du bruit des cailloux et rochers roulés par les eaux (en fait, de la boue, plutôt que de l'eau).

    À l'heure où je vous écris, nous étions 10 à la maison, à la bougie, sans eau, sans téléphone (et quelques heures avant, nous n'avions jamais vu les 8 autres !). Depuis, nous sommes presque devenus amis, une histoire pareille, ça crée des liens.

     

    Le mercredi 19 juin, la décision a été prise d'évacuer le village par le Tourmalet (tant que la route était encore à peu près en état, car elle commençait déjà à tomber par endroits).

    Nous avons su par la suite que, en aval, elle était comme bombardée :

     

    Un an après

    Un an après, nous ne nous habituons pas à ces paysages, ni au nouveau profil de notre route: on nous l'a élargie et on lui a enlevé pas mal de virages.

     

    Et aujourd'hui, voilà les dernières images de france3 : du beau goudron tout neuf !

     

    Un gros travail de collecte, puis d'études, est entrepris par GEODE. Vous pouvez voir, sur ce site, des photos prises avant, pendant et après. Regardez dans "Les images", "contributeurs", J. Acquier et B. Platon montrent mon village et la route jusqu'à notre petite ville quelques km plus bas dans la vallée. Ce n'est pas du voyeurisme, c'est de l'information. Tant qu'on n'est pas confronté directement à ce genre d'événement, on ne l'imagine pas du tout.

    Un an après, nous n'avons rien oublié, et les télés pensent encore à nous. TF1 hier soir, et hier également, france3 était chez nous pour nous présenter un sujet du magazine "Pyrénées-Pirineos" diffusé le 4 mai dernier.

    Aujourd'hui, ils ont parlé de nous dans l'émission de 19 h, ils ont tourné une partie du sujet sur la place, juste avant l'émission :

    Un an après.

    Demain, nous aurons la diffusion d'un film (sur la crue, bien sûr), puis un concert de l'Orphéon de Luz, un buffet dinatoire et un bal.

    Semaine bien remplie, et pendant ce temps, grâce aux orages, l'herbe pousse, pousse, et je ne m'occupe pas de mon jardin :

    Un an après

     

     

     

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  •  

    En septembre, je vous avais montré un petit coin de montagne où je me rends au moins deux fois par an. Il s'agit du

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    On y arrive par une petite route bordée de fleurs, déjà un aperçu de ce qu'on trouve là-haut :

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     Un petit tapis de trolles et de rhododendrons pour commencer.

     

     Encore le barrage des Gloriettes

     

     

     

     

    Et quelques globulaires (qui sont en réalité bleu-mauve, moins pâles que sur ma photo)

     

     

     

     

    Et des rosiers sauvages, et des ancolies, et des pigamons, et des tas d'autres, mais on n'a pas pu s'arrêter tous les 100 m, car la route est trop étroite.

    Au bout de cette route, un parking rustique, le barrage et la NATURE, jardin exceptionnel qu'on atteint sans peine.

     

     

    Encore le barrage des Gloriettes

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Vous voyez que le barrage est archi plein, et l'eau passe par dessus bord (on a juste oublié de faire une photo du rideau d'eau qui se voit par l'autre côté)

     

    Encore le barrage des Gloriettes

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Comparez les deux photos ci-dessus : plein en fin d'hiver (neige qui fond + pluie), presque vide en fin d'été.

    Les barrages, le béton, la technique, c'est pas mon truc. Mais je vous explique un peu quand même. Regardez la partie courbe : c'est le barrage d'origine.

    Puis, il y a 2 ou 3 ans, EDF a fait des travaux pour rajouter un déversoir sur le côté. Je ne comprends pas le pourquoi ni le comment, mais l'eau s'échappe par ce qui fait comme des rayures grises (première photo de la devinette de dimanche).

    Réponse à la devinette : vous avez été assez forts, certains se sont approchés de la réponse.

    La réalité, c'est uniquement un déversoir pour évacuer le trop plein. L'eau tombe (de haut) tout simplement dans le torrent. Si des poissons veulent sauter, c'est du suicide.

     

    L'eau qui est exploitée part par des conduites à travers la montagne.

    Voir ce travail de l'école de Luz St Sauveur qui explique très bien comment l'eau est exploitée dans nos montagnes pour produire de l'électricité.

     

     

     

    Encore le barrage des Gloriettes

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    De l'autre côté, je dois reconnaître que c'est très graphique. Des sortes de bac se déversent avec élégance sur des constructions en béton (deuxième et troisième photo de la devinette).

     

    Encore le barrage des Gloriettes

    En se penchant un peu sous le pont, on voit que l'eau s'échappe en passant sous la passerelle.

     

     Mais le but de ma sortie, ce n'était pas d'admirer du béton. La plupart des gens, en quittant la voiture, passent sur le barrage (j'aime moyennement me balader là-dessus, surtout quand il est bien plein) et longent le chemin sur la rive d'en face.

    Moi, au contraire, j'escalade (oui, j'escalade, mais juste 1 ou 2 mètres de haut) pour explorer la flore exceptionnelle qui pousse là, juste à côté du "grand chemin" à marcheurs.

    Et j'avance à la vitesse d'une tortue en regardant bien où je pose chaque pied.

    Encore le barrage des Gloriettes

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Quelle allure ! Sac à dos avec le nécessaire de survie (même pour une petite balade, on a eau, coupe vent, polaire, chapeau, crème solaire) et petit sac en bandoulière avec appareil photo et lunettes).

    C'était l'heure du repas. Superbe emplacement avec belle herbe et rochers faisant office de table ou de sièges : chacun choisit. Et la vue !!!!!

    Encore le barrage des Gloriettes

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Encore le barrage des Gloriettes

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Je trouve cet endroit aussi beau que la côte d'azur, la foule en moins.

     

    Ci-dessous, le même endroit en septembre dernier : c'était d'un triste toute cette grisaille !

    Encore le barrage des Gloriettes

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    J'étais donc partie regarder les fleurs du moment. Au départ, légère déception, car les rhododendrons commençaient juste à fleurir, les lis martagon n'étaient qu'en boutons et l'arnica encore invisible. Mais j'ai vu DES MERVEILLES dont je vous parlerai quand j'aurai fini de trier les images collectées en vrac avec nos deux APN. Je suis revenue ravie de ma balade.

     

    Encore le barrage des Gloriettes

    Un très beau nuage bien blanc est arrivé à gauche,

     

    Encore le barrage des Gloriettes

    Des petits blancs se faisaient et se défaisaient gentiment derrière nous, mais un énorme monstre gris apparaissait à droite, et nous avons préféré sagement repartir. Nous traversons une période d'orages quotidiens, parfois très violents.

    Je n'ai pas l'agilité d'un isard, et je préférais marcher sur un terrain et des rochers secs.

    Et comme ce n'est pas loin de la maison, on y reviendra bientôt pour la suite du reportage sur la flore locale.

     

     

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