•  

    Il est trop petit ce jardin, se dit le rouge-gorge ces jours-ci.

     

    Le pauvre, il n'a que quelques m2 d'un côté de la maison, pareil de l'autre :

     

    Trop petit

     

     

    Il teste la neige : trop froid, rien à becqueter :

     

    Trop petit

     

     

    On pense que, désespéré, il nous demande de l'aide :

     

    Trop petit

     

    Puisque les humains ne veulent rien faire pour lui (à part les miettes de ce côté, et les boules de graisse de l'autre ), il n'a plus qu'à surveiller l'avancement de la fonte de la neige depuis le seringat :

     

    Trop petit

    J'apprécie qu'il préfère se régaler d'autre chose que de jeunes pousses. Sinon, il dévorerait les bébés feuilles de chèvrefeuille, ou les magnifiques boutons de lilas où on voit la couleur des fleurs déjà formées.

    Nous étions dans la véranda, mais le rouge-gorge familier n'a pas usurpé son nom : il aime bien être au jardin près de nous.

    Une fois, il était entre les pieds de l'Ours qui sarclait un bout de terre: c'est le meilleur moment pour avoir sans peine plein de beaux vers.

    Je me souviens l'avoir vu sur les piquets de mes cordes à linge pendant que j'étendais ma lessive. Pas cette année, trop de neige. Pourtant, parfois, je peux commencer en mars.

     

     

     

    Pin It

    4 commentaires
  • L'avantage de la neige de printemps, c'est que quand elle tombe, le temps est doux et elle fond plus vite.

    Je vous parle encore de neige, car hier je suis allée à la ville. La ville (Tarbes) est souvent une des plus chaude de France. Et moi j'ai l'impression de changer de monde quand je vois des feuilles sur les arbres et tous ces parterres magnifiques. C'est pourquoi je vous fais faire le voyage en sens inverse, c'est exotique non ?

    Regardez cette masse informe immortalisée  mercredi 26 :

    Neige de printemps

     

    Qu'avais-je donc posé sur ma table ? Naïve que je suis encore, voyant des fleurs partout ailleurs, et profitant de la chaleur qui touchait aussi ma montagne, j'ai fait comme si l'été était presque arrivé. J'ai remis le fraisier sur la table. Fraisier, c'est le nom de ce genre  de pots, mais le mien est plutôt un artichautier :

    Neige de printemps

     

    Vu de loin, aujourd'hui 29, 3 jours après la première photo, vous constatez que c'est encore bien blanc tout autour :

    Neige de printemps

     

    Pourtant, dès qu'un coin se découvre, je sais que ça a poussé depuis la fois dernière :

    Fraisier

     

    Je ne vous fais pas les gros plans des détails, mais je les vois, moi, les boutons de pavots mystérieux, de jonquilles, de pervenches et de benoîtes.

     

    Je suis allée voir les progrès de cette fleur sauvage qui intrigue Emmanuelise:

    Fraisier

                                                                                                     Pulmonaire

     

    C'est le premier pied visible, pas encore tout à fait remis du poids qui lui pesait depuis des mois. C'est une borraginacée, comme myosotis, bourrache, vipérine, consoude, brunnera, et d'autres encore. Celle-là est spontanée ici et s'appelle pulmonaire. Les fleurs éclosent roses, puis deviennent très bleues, couleur assez rare. Son nom lui vient de la théorie des signatures: les taches blanches sur ses feuilles (qui sont très velues) évoquant les poumons, les anciens ont pensé qu'elle soignait les poumons, et cela est confirmé par la phytothérapie moderne. Mais elle est tellement jolie que je la laisse vivre tranquillement. Elle ressemble, par son allure, à une primevère, un coucou plutôt.

    Je vous en montrerai d'autres quand elles auront plus fière allure.

     

    Fraisier

    Le bain d'oiseau s'est rempli de neige qui a fondu, mais je ne crois pas que les oiseaux  du ciel aient bien envie d'en profiter pour le moment.

    Bonne fin de journée, et bon dimanche.

     

    Pin It

    3 commentaires
  •  

     

    Aujourd'hui, je vous propose une petite histoire tirée du bocal de l'an dernier.

    Mon Tonton fut hospitalisé, le soir du 31 décembre, sur un appel de lui-même au SAMU. Il a cru faire un malaise grave, et n'a pas voulu alerter sa famille.

    Quand les médecins de l'hôpital ont vu ce vieux monsieur de 87 ans, ils n'ont pas hésité à lui poser une sonde. Il faut dire que mon Tonton a une maladie neurologique invalidante qui l'empêche de se mouvoir facilement. Ses pieds et le bas de ses jambes ne répondent plus très bien. Il a donc des difficultés à aller aux toilettes. Et se retrouver immobilisé aux urgences et dépendant ne facilite pas les choses

    Au bout de quelques jours, il s'est avéré qu'il allait bien et que la sonde n'avait aucune raison de rester en place: il suffisait de lui laisser le temps de vivre à son rythme. Mais voilà que le corps médical n'arrivait pas à retirer la sonde. 

    Et qu'ont dit les médecins (ou infirmiers) ? "POUSSEZ COMME POUR ACCOUCHER !"

    Il rigolait bien, de son lit d'hôpital, en me racontant ça. Vous en connaissez beaucoup des hommes de cet âge-là qui ont enfanté, et qui savent comment on pousse ?

    Expliquez aux hommes de votre connaissance, s'ils n'ont pas assisté à un accouchement, comment on "pousse". Ça pourra leur servir !

    Mais moi, je trouve triste que les hôpitaux et les maisons de retraite manquent de personnel au point de "mal traiter" les personnes âgées. Quand la personne est encore très lucide, il lui est terrible de s'apercevoir qu'elle devient un objet. Depuis cette histoire, Tonton est rentré chez lui. Il ne peut plus profiter de sa cave (bricolage), ni de son grenier (train électrique géant), mais il apprécie d'être autonome dans sa maison.

     

     

    Et un petit point météo: aujourd'hui, il a neigé, demain pareil, ça ira mieux après.

     

    Bocal 2013

    Le lilas ne doit fleurir que fin mai, alors cette neige ne lui fait aucun mal.

    À bientôt

     

    Pin It

    4 commentaires
  •  

     

    Pas la saison du blanc, mais après le p'tit coup de rouge d'hier :

    Un grand coup de blanc

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La météo prédit que cela va durer plusieurs jours. Même les skieurs sont surpris quand ils arrivent ici de voir de la neige au village. Non ! pas possible ! il ne neige pas que sur les pistes ! On n'a pas encore réussi à programmer les nuages : ils se vident n'importe où. Même sur mon jardin :

    Un grand coup de blanc

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Et sur mes beaux bourgeons de lilas :

     

    Un grand coup de blancUn grand coup de blanc

     

     

     

     

     

     

     

     

    Et sur mes jonquilles :

     

    Un grand coup de blanc

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     Et sur les noisetiers :

    Un grand coup de blanc

     

     

    Et sur tout ce qui est, petit, comme les perce-neige (une fois de plus), les primevères, les violettes, les crocus, etc ...

    On est loin des magnifiques fleurs colorées et resplendissantes que vous avez partout ailleurs.

     

    Ce qui est bien, c'est qu'on peut partir en raquettes depuis le village :

     

    Un grand coup de blanc

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Et cet après-midi, on pourra redescendre à skis.

    Mes photos ont été faites en fin de matinée, au moment où nous sommes allés voter. Depuis, ça tombe, ça tombe ... Mes pôv' plantes disparaissent d'heure en heure. Et je n'ai pas envie de remettre après-skis, doudoune et capuche pour faire de nouvelles photos.

    Je m'installe à ma couture en profitant de la réverbération qui éclaire ma véranda.

    Bon dimanche à tous.

    Pin It

    4 commentaires
  •  

    Vous avez remarqué que les premières fleurs du printemps sont en général jaunes ( mimosa, crocus, jonquilles, forsythia ) ou mauves (crocus encore, violettes). À part le chaenomeles ou les tulipes (si mulots pas trop actifs), il n'y a pas beaucoup de rouge :

     

    Un petit coup de rouge ?

    Pour obtenir cette mosaïque pas terrible, il a fallu que l'Ours m'explique encore une fois le maniement de SON appareil photo (trop gros, trop lourd et trop compliqué pour moi ).

    J'ai scruté les bourgeons de pivoines, de spirée, l'herbe à Robert, et aussi la sauge ananas et les cactus de Noël de ma véranda (je sais, on est en mars, même à l'abri on est en retard).

    Tout ça regroupé, c'est quand même assez peu rouge.

     

    Mais  Claire, une lectrice discrète de mon blog, certainement bien plus calée en botanique que moi, m'a donné hier un conseil: il a fallu que j'arpente de nouveau le jardin, le nez en l'air cette fois. Je devais trouver (et beaucoup chercher auparavant) des fleurs femelles rouges sur mes noisetiers :

     

    Un petit coup de rouge ?

    Depuis toujours, j'ai vu des noisetiers comme celui-ci, avec leurs longs chatons jaunes. Je viens d'apprendre que ce sont les fleurs mâles. Et les fleurs femelles ? Elles poussent sur le même arbre, un peu plus tard. Donc elles sont fécondées par un autre arbre plus tardif. Raison pour laquelle les noisetiers ne sont pas auto fertiles.

     

    Comment sont ces fleurs femelles ? Elles sont ROUGES, mais microscopiques. C'est pas l'APN de l'Ours qu'il faudrait, mais un microscope :

    Un petit coup de rouge ?

    Un petit coup de rouge ?

    Ces tout petits plumets rouges qui ressemblent à des micro-anémones de mer sont disséminés au hasard dans l'arbre. Il y en a peu, et ils sont presque invisibles. Pourtant, c'est là que vont se former les noisettes.

    Pour mieux les voir, souvenez vous, pour l'année prochaine: en fin de floraison des noisetiers, allez mettre vos nez au ras des branches, installez bien vos lunettes, et zieutez soigneusement. Vous découvrirez de petites merveilles de la nature.

    Chez nous, il y un énorme noisetier, trop haut et mal placé pour voir de près les bourgeons. L'autre, notre sujet d'étude (photo plus haut), est au bord du GR10, sur le terrain de la Vallée. Nous étions donc, l'Ours et moi,  sautant de marche en marche sur l'escalier qui longe le mur de clôture, pour trouver la perle rare. Si quelqu'un nous a vus, il doit encore se demander ce que nous faisions.

    PS je fus obligée de corriger mon article, car j'avais tout emmêlé. Claire, qui me surveille bien, me l'a signalé. Je pense que, maintenant, mon histoire de noisetiers est exacte. J'espère qu'il n'y a pas eu trop de visiteurs pendant mes quelques heures d'errance.

     

     

    Pin It

    3 commentaires



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires