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    Chaussettes tricotées main

    Vous avez vu récemment que j'ai des sabots bien voyants. Bien qu'achetés pour le jardin, ils sont super agréables aussi dans la maison. Ils font la marche douce et silencieuse, ils m'isolent de mon sol de pierre très froid (au 18ème siècle, on ne s'occupait pas trop du confort), surtout si je m'équipe de bonnes chaussettes.

    En souvenir de ma grand-mère, je me suis remise à en tricoter. Hier, je suis allée à la grande ville. J'étais passagère et j'ai pu occuper mes mains pendant les trajets grâce à une technique très facile à pratiquer. Et je me suis dit qu'il fallait que je vous raconte comment je fais.

    Fini les 5 aiguilles dont on ne sait que faire et qu'on n'arrive pas à tenir. Il suffit de 2 aiguilles circulaires, oui, 2 aiguilles, ce qui fait 4 pointes et 2 fils. Des n°2,5 vont très bien, le modèle le plus court.

    Et avec les super jolies laines qui se font maintenant, c'est un régal. On voit monter le dessin au fil des rangs. J'ai acheté mes premières pelotes (de 100 g) Bergères de France dans un magasin de loisirs créatifs. Puis j'ai découvert chez Diffu's laines d'autres marques en 50 g. Et encore ailleurs. il suffit de chercher un peu. Quand on regarde la pelote, on croit que c'est simplement chiné. Et quand on commence...surprise !!! ça fait de jolies rayures. Le motif est répétitif, il faut juste démarrer le 2ème pied au même endroit de la pelote que le 1er.

     

       Pour cette paire, j'ai commencé comme ça se présentait, eh bien je trouve que ça fait désordre. Pourtant le dessin est moins contrasté que d'autres, mais quand même, expérience non concluante.

     

     

    Voilà une partie de ma production

     

    Il y a 3 ou 4 ans, ne sachant plus comment faire le talon, bien que j'aie encore une paire tricotée par moi-même au siècle dernier, j'ai cherché sur le Net. Et j'ai trouvé des explications faites par une québécoise qui s'appelle Audrey (mais qui a hélas fermé son blog depuis). Je viens de chercher, et j'ai trouvé Biscotte. Toutes les explications qui existent pour 5 aiguilles peuvent se transposer pour 2 aiguilles circulaires.

    Essayez, c'est beaucoup plus facile qu'il y paraît. Il suffit de se souvenir de:

    -tricoter avec les 2 bouts de la même aiguille

    -laisser tomber les 2 bouts de votre aiguille à la fin de chaque demi-rang (garder les mailles seulement sur le fil) et prendre les 2 bouts de l'autre aiguille.

    -faire glisser les mailles qui étaient en attente sur l'autre aiguille

    -faire attention à bien continuer dans le bon sens (les distraites comme moi font parfois demi-tour )

    On en reparle plus tard si vous voulez.

     

    Et si vos mains aussi craignent le froid, Emmanuelle propose de "chouettes moufles". Je n'ai pas encore essayé, mais je sens qu'elles plairaient à une collectionneuse de chouettes de ma famille.

    Je vous souhaite une bonne fin de semaine

     

    Mai 2016 : j'ai enfin fait de "chouettes moufles", et j'ai pu vérifier que les 5 aiguilles c'est pas chouette à utiliser

     

     

     

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  • Quelle cuisine?

    la cuisine du marché, c'est une évidence. Tout l'été, sur mes marchés, des producteurs des environs (dans la plaine plus chaude, évidemment) ou du Gers nous régalent de fruits et légumes poussés en terre et mûris sur pied.

    Depuis des années, ils s'amusent à produire des tomates de toutes sortes, au même prix que les plus classiques.

    Coeur de boeuf, coeur de boeuf japonaise (je crois que c'est bien ça), cornue des Andes, noire de Crimée: un régal.

    Et hier, ça: trop joli pour ne pas essayer

     

    Malgré leur drôle de couleur, elles sont absolument délicieuses.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

               Je n'ai pas pu résister : un peu de vipérine, 3 brins de monarde et une petite pensée pour donner encore plus de couleurs à nos assiettes.

    Cela ne vous étonne peut-être pas, mais je suis épatée que ces beaux produits montent jusqu'ici. Parce que, pour le reste, on est un peu sous développés ici. C'est la galère pour trouver des farines autres que blé (que je ne mange plus), maïs (que j'évite) et sarrasin (on ne va pas manger que ça). Si vous imaginiez comme c'est compliqué de faire une recette élaborée...il manque toujours un ou deux ingrédients introuvables.

    À bientôt

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    Mosaïques du jardin

    Je ne suis pas particulièrement coquette, mais je me respecte un minimum, et je respecte aussi les autres. Donc, j'essaie de me vêtir et de me coiffer correctement (ou du moins je fais quelques efforts pour sortir). Par contre, chez moi... c'est liberté totale. Une amie, qui aime beaucoup me regarder grattouiller mon jardin, vient de m'envoyer cette mosaïque. Qu'en dites-vous? Vous pouvez admirer les casquettes défoncées ou dans des imprimés pas possibles, les chaussures sans couleurs, les sabots vert acide, les charentaises, le coupon de polaire posé directement sur les épaules.

     

    Par contre, cela ne se voit pas, mais j'ai toujours des boucles d'oreilles. Quand même, ce n'est pas le laisser-aller complet !

    Je peux aussi porter des bandanas jaune ou rouge,

     

     

    J'ai aussi plusieurs paires de gants, dont des roses à fleurs: c'est pas coquet ça? Un grand chapeau modelable, et des sabots doublés en peluche. Avis à ma photographe préférée: tu as encore de la matière pour t'amuser.

    Il est de bon ton, sur les blogs jardiniers, de ne montrer que de jolies choses. Eh bien, cette même amie a repéré tout ce qui ne devrait pas être montré .

    Mais, tout a une explication: le portail rouillé est vraiment très vieux, et nous savons qu'il faut le soigner, la brosse est reliée à un support par une corde bien voyante pour que nous la retrouvions quand il neige, les branches sèches sont des choses normales dans un jardin, et les ferrailles vertes mises au rebut sont les restes d'un achat compulsif qui aurait pu devenir un beau support de belles grimpantes si cela avait été solide (pas de ma faute si des commerçants vendent n'importe quoi).

    Mon amie a fait des tas de photos depuis quelques années, et elle vient juste de s'initier aux mosaïques. J'adore sa façon de montrer les choses. Et comme cela l'amuse beaucoup, je sens qu'elle va continuer.

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    Quelques odeurs du jardin

    Voilà 13 ans que je profite à plein nez de la floraison des seringats. Je ne peux vous proposer que l'image, quel dommage!

    En voilà un vu de la ruelle. Au moindre souffle de vent, il perd quelques pétales, et on dirait qu'il neige.

     

    Drôle d'idée de parler de mes seringats aujourd'hui: je n'ai pas de jolies photos d'eux, et comme ils sont presque fanés, je dois attendre l'année prochaine.

     

    Pour les odeurs, celui qui rivalise, c'est le chèvrefeuille. Ils fleurissent souvent en même temps, et le chemin passe entre les deux. Quand le soir tombe, je trouve magique de vivre dans ce paradis embaumé.

     

    Hélas, l'hiver fut trop difficile pour mes plantes. Le chèvrefeuille était trop lourd pour ses supports, et le poids de la neige a tout fait tomber. (Je vous le montre ci-dessus tel qu'il était l'an dernier.)

    Une masse informe et rampante a commencé à enrouler ses tentacules autour de l'hydrangea Annabelle. J'ai passé un sacré moment à en démêler quelques tiges pour les installer autour des nouveaux fils de fer que nous avons installés, l'Ours et moi. L'année prochaine, mon chèvrefeuille sera de nouveau présentable.

     

    En ce moment, une nouvelle odeur envahit le jardin. Je fus surprise moi-même, car je n'avais pas pensé à lever le nez, et je ne m'étais pas aperçue que le tilleul allait fleurir. On est fin août, c'était le moment ou jamais. Quelle drôle d'année: tout est en retard d'un mois depuis le printemps.

    Allez, je vous laisse pour aller ramasser un peu de tilleul ! J'avais préparé l'escabeau pour faire les vitres...elles attendront.

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    Bonjour la civilisation,

    je me rends compte que j'évoque souvent la crue qui a frappé les Pyrénées en juin dernier.

    Je vais donc vous raconter comment cela s'est passé chez moi.

    Depuis des jours, notre torrent ne cessait d'enfler énormément, il devenait de plus en plus moche, c'est à dire qu'il transportait de plus en plus de terre et était de plus en plus gros... On sentait que c'était grave.

    On était loin du joyeux gargouillis des eaux limpides à la transparence turquoise.

    Le mardi 18, la situation devenait de plus en plus critique. L'Ours et moi devions partir chez une amie, mais cela s'avéra impossible, car la route des gorges, en aval de chez nous,  était déjà coupée par les eaux. Et le col, en amont, était encore enseveli sous des mètres de neige: faits comme des rats. Dès la fin de la matinée, les téléphones (fixe et portable) étaient coupés. Vers 13 h, c'est l'électricité qui s'est arrêtée.

    Les enfants scolarisés au village étaient en voyage scolaire, et n'ont pu rentrer chez eux. Tous les gens qui travaillaient d'un côté ou de l'autre des gorges de même. 200 personnes en aval, peut-être autant en amont.

    J'ai pris cette photo depuis la voiture, barrières et poteaux arrachés, et ce n'était que le début.

     

    Et en soirée, plus d'eau au robinet. Or, dans la journée, le débordement s'aggravant, il avait fallu évacuer des hôtels, des appartements et le terrain de camping. Notre maison étant bien à l'abri, nous avons hébergé 8 personnes qui se retrouvaient "à la rue". Confort minimum, car tout était en panne, comme dans un film catastrophe, mais repas aux chandelles dans une bonne ambiance, car tout le monde était sauf, ce qui était le principal.

    Le mercredi matin, certains ont pu vider leurs appartements car les immeubles étaient encore accessibles, d'autres n'ont rien pu récupérer, même pas leurs voitures, car le pont était parti.

     

     

    À la mi-journée, on a appris que l'ordre était donné d'évacuer TOUT le village: habitants et curistes, soit, je crois, 600 personnes. L'armée et gendarmerie ont relevé les n° des voitures et les noms des passagers. On est montés vers la station de ski, où nous avons attendu plusieurs heures que les services du département nous dégagent la route du col. Tout le monde craignait que la route salvatrice vers le haut ne résiste pas aux flots déchaînés. Puis, encadrés par les secours, nous avons pu franchir la dernière étape vers notre libération, dans le brouillard, entre des murs de neige..

     

    Et nous voilà tous partis, sans savoir pour combien de temps. En fait, le samedi 22, nous avons appris que les habitants pouvaient rentrer chez eux. Il suffisait de montrer patte blanche (carte grise du véhicule et cartes d'identité) aux forces de l'ordre qui gardaient l'entrée de la vallée, et de se faire recenser à la mairie en arrivant. On a essayé de faire revenir les enfants, les personnes âgées et les malades le plus tard possible.

    Après notre retour, nous avons pu constater les dégâts. Pendant 3 semaines, toutes les nuits, je ne voyais que ces images de désastre.

    Voisine, qui a 87 ans, n'est revenue que le 29 juillet. Je lui avais fait un bouquet pour l'accueillir (c'est bien du seringat que vous voyez: le printemps a été tellement froid qu'il n'a fleuri que fin juillet, et il n'est pas encore tout à fait fané ).

     

    Petit rajout  en 2014 : article relu un an après, je m'aperçois que je n'ai pas fait un "vrai" reportage. Un de ces jours, je montrerai des photos avant/après de mon village et des environs.

     En 2015, j'en suis toujours au même point...

     

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