• Mon ciel me ravit. D'habitude, de mon village et de ma maison on voit à peu près ça:

    Avec plus ou moins de neige, ou plus ou moins de vert selon les saisons.

    C'est le côté du couchant, alors, parfois, le spectacle vaut tant la peine que, oubliant mes douleurs aux genoux, je me précipite au 2ème étage, APN à la main.

    Je ne me lasse pas

    Parfois très chargé, parfois très léger

    D'autres fois, je suis au jardin et j'ai un premier plan

    Si vous aimez la montagne, vous allez être gâtés. Le paysage change sans cesse. Mais je ne vous montrerai pas beaucoup de haute montagne, car je ne suis pas une grande marcheuse. Je suis plutôt une contemplatrice de la montagne à vaches.

    À bientôt pour la suite de mes débuts (curieux comme phrase, mais c'est ce que je  je ressens )

     

    Pin It

    6 commentaires
  •  

    Jour de marché

    Ma vie est un peu chamboulée à cause de cette fichue crue qui a dévasté les Pyrénées en juin.

    Je ne pouvais plus aller à mon marché habituel le lundi, alors, le samedi....je partais dans une autre ville en passant par la montagne.

    Et en chemin, je rencontrais des moutons parmi les engins de chantier, sur le parking de la station de ski.

    les moutons parmi les engins de chantier

     

    Et en continuant à monter, je voyais d'autres troupeaux finissant leur voyage et prêts à attaquer l'herbe tendre.

     

    Plus haut, des habitants surprenants pour vous, gens des plaines et des villes, mais auxquels nous sommes habitués. Ils se sont bien adaptés et multipliés, nos copains les lamas.

    Si vous vous arrêtez près d'eux, fermez vos vitres : ils sont si curieux et gourmands qu'ils n'hésitent pas à passer leur tête dans votre habitacle !

     

    Nos copains les lamas

    Il y avait encore beaucoup de neige, peu d'herbe, mais ils étaient déjà là. Nous rencontrons souvent aussi des vaches, parfois des chèvres. Et tout ce monde est en liberté. Parfois, les automobilistes sont obligés de s'arrêter: priorité à la gent animale dans mes montagnes.

     

    Et quand, au bout d'une heure, j'arrivais à ce marché, je découvrais des marchands inconnus de moi. Évidemment, j'étais dans une autre vallée que je connais peu. Et une marchande de fruits et légumes me faisait pleurer. Savez-vous pourquoi? Parce qu'elle me donnait des fraises, beaucoup de fraises pour les sinistrés de chez moi. Elle savait que nous n'avions pas de produits frais, et ses cadeaux me faisaient fondre en larmes.

    Aujourd'hui, j'ai pu aller à mon marché habituel, car les magiciens des chantiers nous ont fait une piste en attendant une vraie belle route comme avant.

    Je vous montrerai une autre fois. On a tant vu d'horribles images sur nos écrans, qu'on préfère montrer du positif. Oui la montagne est belle, oui elle peut vous accueillir dans de bonnes conditions. Vous éviterez la canicule, et respirerez du bon air frais en réjouissant vos yeux de belles images.

    Pin It

    2 commentaires
  • Lettres ou chiffre ?

    Trois semaines après la crue de notre torrrent, nous avons pu accéder au local qui nous servait de cave. Au rez-de-chaussée d'un immeuble, au fond d'un garage, nos "vieilleries" occupaient un recoin clos par des portes en fer. Les portes ont résisté, mais le torrent boueux est passé partout. Nos affaires baignaient dans un magma marron grisâtre qui avait pénétré au plus profond des cartons dont le papier collant assurait encore la fermeture. Phénomène physique que je ne comprends pas, les cartons reposaient sur une couche de vase de 10 à 15 cm d'épaisseur. Pourtant les dits-cartons étaient pleins de livres, vaisselle ou linge.

    Photos rares ou très mauvaises car faites dans l'urgence.

    Les livres ? direct à la benne.

    La vaisselle ? facile à laver.

    Le linge ? Là est mon souci. j'ai découvert avec horreur que tous les draps anciens, essentiellement brodés par une de mes grand-mère, trempaient là-dedans. Vite, vite, rinçage en baignoire, passage en machine, et les traces sont toujours là.

    Il y avait aussi service de table et torchons brodés par ma mère.

    Et moi ? je viens de m'apercevoir, à cette occasion, que je suis la 1ère génération à ne pas avoir de trousseau brodé. Du temps de leurs longues fiançailles (ou après leur mariage?) les femmes brodaient avec amour les initiales des noms de famille: celle de l'homme en 1er, celle de la femme en second. Allons, courage, j'ai encore le temps de m'y mettre. C'est la mode du rouge, alors je vais peut-être me faire une pile de torchons. Il faudra que j'explique le code à mes enfants pour qu'ils puissent affecter chaque pièce à la bonne génération. La mère de ma mère: CN, ma mère FC, moi je devrais broder PF, et mes enfants ? Pas beaucoup de mariages, pas de beau linge, les temps changent... Dans mes trésors, il y a d'autres FC, mais c'était la mère de mon père. Comment différencier les 2 FC? tout simplement en comparant les styles. Ma mère était une femme moderne, elle brodait du linge de couleur et sortait du blanc traditionnel.

    Je vous montrerai plus tard, quand j'aurai réussi à bien laver et repasser tout ça.

     

    Pin It

    2 commentaires
  •  

    Exprès,

    il a fallu y aller exprès voir les iris. Les ouvriers qui travaillent à nous recréer une route ont été tellement efficaces, que, moins d'un mois après la crue, nous n'avons plus besoin de franchir le col à 2115m pour aller faire le marché. Il nous suffit, comme avant, de faire quelques km vers la vallée. Mais là, pas d'iris, alors qu'en haut...

    Et Mmes les vaches ne les mangent pas, elles ravagent moins la montagne que les humains.

    J'étais partie ramasser un peu de busserolle (arctostaphylos uva-ursi, dit raisin d'ours, ce qui est beaucoup plus facile à retenir) en attendant la saison de la bruyère (pas le droit de dire pourquoi, n'étant pas médecin, ni pharmacien, ni herboriste).

    Je me disais que les vaches ont bien de la chance d'avoir des menus aussi variés à leur disposition. Je remonterai pour faire (si possible) de jolies photos de leurs fleurs.

    À bientôt

    Pin It

    3 commentaires
  •  

    Mon village

    Après de brillants débuts, je continue pour voir si j'arrive à ranger tout ce que j'aimerais raconter. 

    Ces derniers temps, les médias ont beaucoup parlé de mon village. c'est pourtant un petit village de montagne, bien tranquille, où nous sommes moins de 200 habitants.

     

    Il est à 1250 m d'altitude, au fond d'une vallée traversée par un joli torrent. Cette anné, il a énormément neigé, et tout le monde s'inquiétait pour le printemps. Nous avons eu un mois de mai pourri, avec froid, pluie, et encore neige en abondance. Et quand l'été est arrivé sur la France, les 18 et 19 juin, notre torrent (comme tous ses copains des environs) a débordé, que dis-je débordé... il a quitté son lit et a tout ravagé sur son passage. Trop de neige accumulée, trop de pluie en peu de temps, un radoucissement, et nous connûmes la catastrophe. Je vous raconterai plus tard.

    Pin It

    1 commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires